Les recherches entreprises sur le site de Shabwa ont permis de réaliser un atlas du site et un fichier informatisé de l’ensemble des édifices fouillés ou simplement relevés en surface[1]. L’analyse de ce corpus pose de nombreuses questions relatives aux dispositifs architecturaux : des formules sont utilisées et régulièrement dupliquées au sein de la ville ; sont également déclinés des principes d’emploi d’éléments architectoniques.
La plupart des bâtiments sont composés d’un soubassement massif, sans ouvertures, surmonté par une superstructure élaborée en ossature de bois avec un remplissage de brique crue (fig.1)[2]. Les accès au premier niveau, sont de deux types : un escalier latéral et tangent avec un palier d’accès au porche[3], ou un escalier frontal face à l’entrée[4]. Quelques édifices comportent un porche d’entrée, par exemple les bâtiments 55 et 75, ou parfois deux porches (hypothèse retenue pour le bâtiment 72) ; d’autres comptent des bassins adjacents, accessibles par un petit escalier (par exemple : l’édifice 55). Parmi les nombreux éléments architectoniques, notons les pièces d’ossature en bois, les éléments porteurs linéaires verticaux, les dalles de parement piquetées et les dalles de couvertures, etc.
Il est désormais possible d’envisager une étude fonctionnelle et typologique des éléments constructifs et des formules architecturales utilisés à Shabwa. Dans cette contribution, notre propos, plus modeste, est de considérer trois points particuliers en les comparant avec des exemples extérieurs au Hadhramawt : les soubassements, l’autel à antes du Palais royal et son porche d’entrée.
1. Les soubassements des constructions
Dans le volume III des “ Fouilles de Shabwa : architecture et technique de construction ”, quelques contributions[5] présentent une description des édifices civils, accompagnée d’une analyse de leurs techniques de construction; d’autres articles de synthèse sont enfin consacrés à l’originalité de ces principes constructifs et à leur diffusion régionale. Une part de cette recherche, fondée sur un corpus riche de plus de cent vingt unités, a été consacrée aux soubassements de ces bâtiments[6]. Dans un cadre plus élargi, nous tenterons de comparer ce dispositif architectural à des exemples empruntés au monde achéménide et axoumite, mais il ne sera pas question d’influences, tout juste de rapprochements et d’analogies formelles et constructives. Ces soubassements à degrés, aux chaînes d’angle à double boutisses[7] ont été décrits dans des articles précédents ; il s’agit ici de développer quelques pistes concernant la liaison entre ces socles et les superstructures de briques crues et de bois. Notamment en posant deux questions : à quoi servent les caissons définis par les murs internes ? Comment restituer le premier niveau habitable de ces maisons-tours ?
1.1 Les socles de Shabwa
Les études de la ville intra-muros de Shabwa ont fourni tous les éléments nécessaires à dresser un plan de la ville. Seuls quelques chantiers de fouilles ont été consacrés à l’architecture civile (52, 55, 72, 73, 74,…), les autres édifices du corpus n’ont été repérés qu’à leurs traces. Ce plan, commencé en 1979 par J. Seigne et moi-même, a été méticuleusement remis à jour lors des missions successives, de multiples ruissellements ainsi que quelques sondages clandestins modifiant en permanence le paysage de la cité. Les édifices étudiés ont ainsi fourni, d’une part de nombreuses données relatives à leur plan, à leurs principes de construction, d’autre part des vestiges d’ossatures de bois que le 14C permet de dater.
Les études consacrées à l’architecture contemporaine et traditionnelle du Yémen ont permis de constater la présence, au premier niveau habité, de nombreuses salles à usage de stockage et de réserve[8] bien souvent ce niveau est doublé par un entresol réservé aux animaux domestiques. Cette remarque préliminaire doit être rapprochée des résultats des recherches architecturales menées récemment par les archéologues français, russes et italiens. Des superstructures encore partiellement conservées ont été étudiées dans les vallées du wâdî Hadhramawt et de ses affluents notamment à Masghgha (fig.2)[9] et à Raybûn ; d’autres sont connues par les prospections dans les wâdis Jawf, Harîb et Bayhân. La fouille de Yalâ et celle de Hajar al-Dhaybiyya[10] ont enfin permis le dégagement de plusieurs édifices civils. Dans cette architecture civile, le rez-de-chaussée de ces édifices disposés sur des socles puissants est en général composé d’un ensemble de pièces souvent étroites disposées de part et d’autre d’un couloir central relativement vaste qui mène à un escalier à plusieurs volées. On ne peut pas considérer ces pièces comme des “ lieux de vie ” mais plutôt comme des espaces de services. Comme dans les maisons-tour du Yémen actuel, il est probable que les pièces des étages supérieurs étaient plus vastes, grâce à la présence de poteaux de bois ou de piliers maçonnés, un dispositif qui permettait aussi l’allégement de la masse bâtie[11].
Le bâtiment 52
Le soubassement de l’édifice 52 comporte un ensemble de murs orthogonaux de même largeur (fig. 3). Plusieurs états se superposent : après la mise en place de deux murs longitudinaux, des murs transversaux sont édifiés puis surmontés plus tard de murs longitudinaux[12]. L’état final paraît homogène dans sa forme et cohérent au niveau des répartitions des charges constituées par les murs des superstructures. Il n’est toutefois pas assuré que le plan final, issu de modifications liées à des destructions ou à des changements de programmes, corresponde à l’organisation initiale de la construction. En raison de l’arasement du soubassement, on ne sait si ces murs soutenaient des murs ou des piliers. Quelques anomalies du plan des caissons du soubassement permettent de proposer une restitution du plan des superstructures. L’accès à cet édifice, orienté légèrement en biais par rapport au palais royal[13], se fait par un escalier accolé à la façade ouest. L’absence de caisson entre 216 et 232, comme les dimensions restreintes des caissons 227 et 228, pourraient correspondre à un dispositif d’entrée, de type porche, menant à un couloir longitudinal desservant des pièces latérales. Il n’est pas impensable que le mur de soubassement entre 223 et 234, non liaisonné aux deux murs longitudinaux supports des parois du couloir, puisse être considéré comme un massif destiné à soutenir le noyau de l’escalier d’accès aux étages.
Le palais royal Shaqir
Le soubassement du bâtiment A est conservé sur près de six mètres de haut, il repose sur un radier d’argile disposé sur du sable. J.-C. Bessac, dans sa contribution, note que le socle du bâtiment A ne repose pas sur une première assise en grès contrairement aux autres soubassements de Shabwa. Il note également la différence de provenance du calcaire qui constitue le matériau de base des carreaux de moyen appareil qui recouvrent le socle. Les assises supérieures sont finement parementées alors que les rangs inférieurs ne sont pas ravalés. Les ressauts se répètent toutes les trois assises et les chaînes d’angles comportent un double rang de boutisses comme sur l’ensemble des soubassements de la ville. Son sommet domine de plus de 3,8O m le dallage de la cour délimitée par le bâtiment B disposé en U contre la face nord de la grande maison tour.
Le bon état de conservation du bâtiment A du Palais royal et la présence de fragments de murs de superstructure, conservés sur plus de 1,50 mètre, ont permis de comprendre le mode d’implantation de ces parois au-dessus de la plate-forme du socle. Les parois du premier niveau au-dessus du soubassement, le seul que nous connaissons, ont subi plusieurs reconstructions. Deux grands états sont visibles et nous pouvons constater que l’emplacement des parois a été au moins une sinon plusieurs fois modifié. Ces deux états (dénommés état 1A et état 4) montrent un plan similaire : un grand couloir central distribuant des pièces latérales étroites et menant à un escalier (connu dans le deuxième état, supposé dans le premier). De part et d’autre du porche d’entrée deux pièces plus grandes ont été réalisées, munies de trois piliers intérieurs alignés sur un mur interne du soubassement parallèle à la façade nord (fig. 4). La règle de composition qui semble être appliquée par les constructeurs reste rigoureuse : les parois et les supports verticaux sont installés au-dessus des murs de cloisonnement interne du soubassement.
1.2 Le bâtiment dit “ TT1 ” à Tamna
Les recherches menées par les archéologues américains en 1951 et 1952 n’ont été que partiellement éditées, et la fouille du bâtiment dénommé TT1 (Timna Temple 1) vient seulement d’être publiée, grâce aux documents fournis par J.-L.Swauger. Ces archéologues proposaient, dès 1958[14], de dater l’édification du socle en appareil cyclopéen du VIIe s. av. J.-C.
Le rez-de-chaussée du bâtiment oriental (dit A) possède un certain nombre de bases quadrangulaires d’environ 1m de section (fig. 5). Sur les croquis des fouilleurs, ces bases semblaient reposer au centre des caissons, en contradiction même avec leur description :
“ Two
meters north from the southern limits of these walls in the four most easterly, are a series of stone “ pillars bases ” averaging 1 meter square ; they occur as separate elements
in the walls. These, as are the walls, are of rough stones. The most easterly wall, which would have made a total of six, is just a trace, no more, but enough they had been one
there… ”
(Swauger, 1951, p. 86-87).
Notre relevé entrepris en 1978 montre que ces éléments verticaux reposaient sur des murs parallèles au couloir central (fig. 5 : sur laquelle j’ai porté une restitution hypothétique de la localisation de ces bases). Si l’on en croit les notes de J.-L. Swauger, on ne peut exclure la présence, au rez-de-chaussée d’une ou de plusieurs salles hypostyles de dimensions variables.
La découverte, en 1999, par une équipe franco-italienne, d’un petit bâtiment cultuel à proximité d’un temple plus important dédié à la déesse Athirat, permit de constater que les bases de poteaux étaient construites à divers endroits du sommet des murs de fondation et non pas uniquement à l’intersection de deux de ces murs. Plusieurs solutions se présentent en effet aux constructeurs antiques : l’ossature de la superstructure de l’édifice peut s’appuyer sur les parois, mais on doit aussi admettre que les murs orthogonaux de ces soubassements servent à maintenir un remplissage suffisamment tassé et homogène pour soutenir les parois ou les piliers de la superstructure.
1.3 Le palais du Chaour à Suse
Durant toute la période achéménide, de multiples contacts se sont noués entre l’Arabie du Sud et la Perse. Il serait alors possible de proposer une comparaison des principes constructif entre le palais du Chaour d’Artaxerxès II et les édifices mentionnés ci-dessus. Ce palais daté du début du IVe s. av. J.-C. pourrait être- sous toutes réserves- contemporain du premier état du palais de Shabwa[15]. Le “ bâtiment III ” est un édifice de 35m sur 29 m qui repose sur un radier de galets, il comporte un soubassement (une “ terrasse ”) composé d’une trame de murs orthogonaux en brique crue formant des “ cases ” remplies de graviers et de galets[16]. L’essai d’interprétation de R. Boucharlat et de A. Labrousse se fonde sur trois hypothèses (fig. 6)[17]. La première d’entre elles concerne la présence d’un édifice léger au-dessus de cette puissante terrasse. Les archéologues la rejettent en supposant que la présence d’un tel soubassement aux murs si importants, certes d’inégales largeurs, et que le plan particulier et régulier, attestent un édifice important dont “ les charges peuvent être transmises soit par les murs, soit par les caissons[18] ”. La deuxième hypothèse se fonde sur le fait que les supports et les murs puissent reposer sur l’intérieur des caissons. La comparaison avec la structure du palais achéménide du Donjon à l’Apadana de Suse permet alors de proposer une variante : les murs de la superstructure reposent sur des murs de fondation, seuls les piliers reposent sur l’intérieur des caissons. Dans une troisième hypothèse, les auteurs supposent que les parois et les supports reposent sur les murs de fondation[19] ; ils supposent néanmoins que tous ces murs ne supportent pas des parois de la superstructure bâtie, en soulignant qu’en l’absence de traces d’escalier, ce niveau devait être “ habitable ”. Ils ne font que prolonger vers le haut les murs les plus larges, considérant les autres comme des supports pour les piliers supportant la toiture. Pour ce dernier choix, ils font référence à d’autres édifices achéménides, à Persépolis[20] et à Babylone[21].
Devons-nous, avec R. Boucharlat et A. Labrousse, proposer que l’épaisseur des murs puisse être liée à la nature des superstructures de l’édifice supérieur ? Notre connaissance des bâtiments de Shabwa n’a pas permis de constater de grandes variations dans l’épaisseur des différents murs, externes et internes, des soubassements. Dans le palais royal, on note toutefois deux largeurs : 0,90 m et 0, 60 m.
1.3 Axoum
Les soubassements existent aussi dans l’architecture des constructions axoumites. Le grand bâtiment de Dongour découvert en 1966 possède des murs qui subsistent sur près de cinq mètres de hauteur. Le soubassement à degré mesure plus de 1, 90 m de haut. Les chaînes d’angle sont en moyen appareil, avec un décroché toutes les deux assises, alors que les parois sont en petit appareil liaisonné avec du mortier de terre et non comme à Shabwa avec du mortier de chaux.
Dans le palais de Dongour à Axoum, des piles rondes maçonnées sont édifiées au nombre de deux ou de quatre selon l’importance des caissons : ils soutiennent les poteaux du rez-de-chaussée (fig. 7). La mise en œuvre, en Ethiopie, aux alentours des IIIe/IVe siècles, de ce système constructif, inconnu à Shabwa, indique que les soubassements pouvaient comporter de nombreuses variantes, et qu’on ne tenait pas compte du seul effet de masse et de la solidité de sa structure parfaitement liée pour éviter un éclatement du socle. Le socle est considéré comme un élément monobloc, et sa plate-forme comme un plan continu où la résistance de ce sol surélevé est homogène.
En définitive, la crainte de tassements différentiels pousse les constructeurs à faire reposer, en général, les éléments de la superstructure sur les murs internes du soubassement (à Shabwa), à faire reposer les éléments verticaux sur des murs (à Shabwa et à Tamna’) à l’intersection de deux murs (TT1) ou sur des piles installées au centre des caissons (à Dongour). Ainsi les hypothèses envisagées par les archéologues français à Suse, demeurent, en l’absence de données complémentaires, toutes les trois pertinentes.
2. L’autel à antes du palais de Shabwa
L’autel est considéré comme un dispositif architectural destiné à permettre un certain nombre de rites liés aux sacrifices. Si l’aspect monumental du temple, ou parfois du trésor[22], présente un aspect plus grandiose et des dimensions plus imposantes, c’est l’autel qui reste l’élément principal du culte. En effet le sacrifice qui “ unit les fidèles entre eux et avec la divinité[23] ” ne nécessite pas la présence d’un lieu aussi particulier que le temple. L’autel ne se différencie que peu de la simple table d’offrande dont nous connaissons de nombreux exemples dans l’Arabie du Sud pré-islamique[24].
2.1 Description de l’autel
Ce petit édifice (fig. 8)[25], construit et parfaitement appareillé, adossé à la face septentrionale du soubassement du bâtiment A, présente toutes les caractéristiques d’un podium dont le niveau supérieur est accessible par un escalier à plusieurs marches[26] (fig. 9). Le parement, monté autour d’un cœur de maçonnerie de blocage, est similaire à celui des autres édifices du complexe palatial. La largeur visible en façade est de 1.80 m, la profondeur respectivement de 1.90 et de 1.80 m, car cet édifice, installé sur un dispositif architectural antérieur et adossé contre le socle à degré n’est pas implanté orthogonalement. La hauteur conservée de cet autel est de 0.80 m, entre la cote 113.95 du dallage sur lequel il repose et le niveau 114.73 m.
La succession des phases de construction de cet autel est désormais bien établie. La cour centrale, située au nord du bâtiment A, comporte un édifice en U, muni de banquettes latérales, accessible par trois passages, et un escalier d’accès au bâtiment A (état 1B)[27]. Lors d’une seconde phase d’aménagement du palais, cet édifice en U est arasé, et un autel est implanté en biais contre la paroi septentrionale du bâtiment “ A ”. Dans un troisième temps, le sol de la cour est surélevé ; on ne détruit pas le petit “ autel ”, mais on lui adjoint une dalle encastrée munie d’une canalisation. Antérieur, comme le note J. Seigne[28], à la dernière phase de travaux, cet édifice a été intégralement conservé et, de plus, il est doté d’un dispositif complémentaire d’évacuation de liquides[29], lié sans nul doute à des rites de sacrifice, mais aucune trace d’une éventuelle évacuation n’a été relevée. Enfin, rien ne nous permet d’envisager la raison de l’édification de cet “ autel ” dans le cadre de rites propitiatoires ou de cérémonies préliminaires à la construction. (...) Lire la suite
[1]- DARLES, 1992.
[2]- SEIGNE, 1992 : p. 116-117.
[3]- La présence d’un escalier accolé latéralement sur la façade principale a été notée sur les bâtiments : 44, 72, 83, 109, 52, 41, 55, 85. On peut comparer ce dispositif avec ceux mis en œuvre à Hajar al-Dhaybiyya, à Tamna’, dans les temples de la vallée du wâdî Hadhramawt, et dans le sanctuaire d’al-Uqla, par exemple.
[4]- On note ce type de dispositif sur les édifices : 55, bâtiment A du palais, sur le “ grand temple ”. On peut comparer ces escaliers avec ceux du temple Bar’ân à Marîb, et avec les bâtiments A et B du grand monument de Tamna’.
[5]-DARLES, 1992, DARLES 1998a, DARLES, 1998b ; BRETON 1998a, 1998c, 1998d, 1998e.
[6] - Rien ne nous autorise à affirmer que tous les édifices étaient dotés d’un soubassement important. Le bâtiment 7 semble n’en avoir jamais eu DARLES, 1998a :p.9, l’édifice 96 (doté d’une cour intérieure) non plus.
[7] - Aux contributions citées dans la note 5, il faut ajouter les articles de J.-C. Bessac dans cet ouvrage, celui de J. Seigne consacré au rapport préliminaire sur le Château Royal, (SEIGNE, 1982 ), ainsi que le rapport préliminaire (BRETON-SEIGNE-AUDOUIN, 1981).
[8] - HIRSCHI, 1983 ; BONNENFANT, 1989 ; VARANDA, 1982 ; BRETON, 1981.
[9] - SEIGNE, 1982 : pl. III et V.
[10] - BRETON-Mc MAHON-WARBURTON, 1998.
[11] -Dans la ville de Shibam/ Hadhramawt, des édifices de huit étages de plus de trente mètre de hauts, légèrement pyramidaux possèdent un cloisonnement et un système porteur qui s’allège au fil des étages (BRETON, 1981).
[12]- BRETON, 1998c : p. 32.
[13] - Cette différence d’orientation entre deux bâtiments proches, le coude de la “ rue ”principale de Shabwa, ainsi que le décrochement du rempart au sud du palais semblent bien indiquer une transformation radicale de la morphologie de ce secteur de la ville à un moment précis sous l’impulsion d’une décision politique. Le palais royal aurait-il pu, dans un état antérieur, être situé à l’extérieur de l’enceinte ?